Andréa Sadoun

Sexologue clinicienne et thérapeute à Paris

Consultations au cabinet à Paris 75002 ou via Skype

Les troubles du comportement alimentaire (TCA)

Lorsque la nourriture devient un enfer au quotidien, l’acte de manger peut devenir un besoin irrépressible, une préoccupation de tous les instants, de nuit comme de jour. La nourriture perd son charme gustatif pour ne plus être qu’un sujet aliénant et obsédant.Quels sont ces troubles alimentaires qui atteignent certaines personnes au plus profond de leur être, physiquement et psychologiquement ?
Quelle que soit la personne qui en souffre, quelle que soit sa plainte, la personnalité du sujet ou la situation familiale, chaque cas est particulier.

Le grignotage

Les quantités sont moindres mais régulières, et jalonnent la journée comme la soirée.

On associe souvent le grignotage à l’ennui, l’anxiété, l’angoisse, le stress…

Ponctuel, il ne prête pas à conséquence ; s’il devient compulsif et automatique, il faut alors s’interroger sur ses raisons et faire éventuellement appel à un thérapeute.

On grignote généralement ce qui est facile d’accès, que ce soit salé ou sucré. Ces petites quantités entraînent en fin de journée un apport calorique souvent considérable, il peut en résulter un surpoids.

L’hyperphagie

C’est le fait d’engloutir de grosses quantités de nourriture.

À la différence de la boulimie, elle peut être occasionnelle et peut présenter une prédilection pour certains aliments. Elle peut se traduire par le fait de manger de tout, en plus grandes quantités.

Les hyperphages ne se font pas vomir !

Ils sont plus enclins à l’obésité. Des consultations diététiques et un suivi psychothérapeutique peuvent grandement aider la personne souffrant de ce trouble.

Les addicts

Aux aliments sucrés : Ce sont majoritairement des femmes, qui absorbent massivement des aliments sucrés. Attention aux risques de diabètes, si le terrain familial héréditaire est favorable !!

Aux aliments salés : Leurs préférences vont aux aliments salés. Ce qui change c’est le produit. Attention aux risques d’hypertension !!

L’absorption est souvent liée à l’ennui, le stress, la période de menstruation, les raisons hivernales… Le fait de consommer des aliments sucrés donnent l’impression de refaire le plein d ‘énergie . Tous les addicts au sucre ne font pas des obèses. Parfois ils mangent moins que la plupart des gens.

L’anorexie

La définition clinique de l’anorexique est la restriction alimentaire sévère, exclusion totale de certains aliments, parfois refus pur et simple de s’alimenter. L’anesthésie physique retire toute sensation de faim et de sasiété.

L’anorexique n’arrive à vivre qu’en défiant la mort.

Prendre le moindre gramme est devenu le sujet d’une angoisse profonde et aliénante.Les personnes souffrant d’anorexie et de boulimie ont en commun le trouble alimentaire, pour faire face aux tensions internes. On retrouve dans les deux cas, un climat familial similaire : pressions parentales, une surprotection, abus…Ce qui les distingue : Plus la personne boulimique s’enfonce dans son mal, plus elle en souffre, alors que la personne anorexique s’en trouvera puissante et exaltée.

Si le boulimique envie l’anorexique, ce dernier n’enviera jamais le premier.

La boulimie

Comment imaginer la souffrance d’un sujet obsédé par la nourriture, qui ne peut accepter une invitation sans être en proie à une angoisse insoutenable ?

La boulimie est une drogue !

Elle se caractérise par des « crises » où la personne engloutit de grandes quantités de nourriture de façon incontrôlable, malgré la hantise de voir cette nourriture se transformer en graisses.
Souvent, les accès se font en cachette, dans la honte et la culpabilité.
L’élément déclencheur d’une crise peut être variable : pour compenser les tensions d’une journée de travail, pour pallier une contrariété.

Un intense dégoût de soi, physique et psychologique, vient ponctuer les crises mais n’empêche pas la suivante.
La fréquence des accès est variable : de plusieurs par jour à quelques-unes par semaine ou par mois. Cela n’enlève rien au caractère pathologique de ce trouble.

Hors crises, la tendance est plutôt de manger très peu, à la limite de l’anorexie. La boulimie n’entretient aucun lien avec la gourmandise qui est davantage liée au plaisir. Le goût intervient très peu dans un accès boulimique.
Le caractère bourratif, la facilité d’absorption, la rapidité de consommation sont des critères qui retiennent plus l’attention que le plaisir.

Les aliments sont engloutis rapidement…A peine sont-ils mâchés.

 Andréa SADOUN
Sexologue & 
Thérapeute

LES TCA Thérapeute sexologue Paris 75002

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